Ce lundi, Franck Allisio, le leader du Rassemblement national (RN) dans les Bouches-du-Rhône, a annoncé un nouveau ralliement : celui de Marie-Pierre Callet. Ancienne vice-présidente du département et soutien de Martine Vassal lors des précédentes élections municipales à Marseille, elle a décidé de rejoindre le RN à l'approche des élections sénatoriales prévues pour fin septembre.
Ce transfert est un coup dur pour la candidate LR Martine Vassal, qui voit s'éroder son soutien. C’est lors d’une conférence de presse que Franck Allisio a officialisé cette nouvelle, révélant que Callet a rallié ses rangs « ces dernières semaines », peu après son investiture comme tête de liste pour les sénatoriales. Selon plusieurs sources, dont Le JDD, cette décision semble s'inscrire dans une tendance plus vaste de désaffection à l’égard de LR dans la région.
Deux départs de LR en moins d’une semaine
Marie-Pierre Callet a été conseillère départementale depuis 2015, s'occupant de la délégation des routes. Sa connaissance approfondie du territoire et de ses élus a été soulignée par Allisio, qui a ajouté qu'elle apportait une expérience précieuse au RN : « À travers cette candidature, le Rassemblement National fait le choix d’une personnalité expérimentée, proche des élus locaux et déterminée à défendre nos valeurs au Sénat. »
Le départ de Callet intervient quelques jours après celui de Laure-Agnès Cadarec, ancienne présidente de la fédération LR des Bouches-du-Rhône, qui a également quitté le parti pour rejoindre l’UDR d’Éric Ciotti. Ensemble, le RN et l’UDR visent à obtenir au moins deux sièges au Sénat lors de cette élection. La fédération locale de LR a précisé dans un communiqué qu' « il a été convenu que Marie-Pierre Callet se mettrait en retrait du groupe et qu’elle rendrait l’ensemble de ses délégations. »
Cette série de mouvements au sein de LR pourrait bien modifier l’équilibre politique de la région, avec des conséquences potentielles sur les futurs scrutins. L'interrogation demeure : d'autres élus suivront-ils le même chemin dans un contexte de crise identitaire du parti ?







