Le groupe d’opposition Nous aimons Pau a récemment publié une tribune acérée dénonçant la décision d’attribuer le nom de l’ancien maire André Labarrère aux nouvelles halles rénovées par François Bayrou. Pour eux, c'est un choix « particulièrement malheureux » et « une maladresse indéniable ».
À l’occasion des vingt ans de la mort de cette figure emblématique, le maire actuel, Jérôme Marbot, a choisi de lui rendre hommage, mais cette décision ne passe pas dans les rangs de l’opposition.
Le groupe critique ce choix, qualifié d’« idée saugrenue », et déplore le fait qu’un équipement entièrement reconstruit sous la direction de Bayrou soit ainsi rebaptisé en l'honneur d’un ancien rival politique. Ils rappellent que la renaissance de ce « ventre » de Pau a été un symbole fort de sa mandature.
Les conseillers, dont les noms résonnent comme des témoins historiques de l’époque Bayrou, s'interrogent sur la pertinence de ce choix. « Rebaptiser cet espace est d'une maladresse sans pareil, surtout quand Labarrère est déjà honoré par le nom de la médiathèque voisine », notent-ils.
Ce choix, selon eux, soulève des questions sur la sincérité des motivations derrière cet hommage. « Le lien entre Labarrère et le bâtiment est tenu, et la tentative de le relier à ses activités de crémier aux halles est insuffisante pour convaincre », argumentent-ils.
Il est intéressant de noter que même du côté de la droite et du centre, certains rappellent que Bayrou avait lui-même prévu un moment de communion pour marquer les vingt ans de la disparition de Labarrère. « Tout était aligné pour faire de cette date une occasion de rassemblement », soulignent-ils.
Un débat houleux est donc à prévoir au conseil municipal, comme le prévient l’opposition : « Jérôme Marbot souhaite un débat, et il sera énergétique ». Ce désaccord révèle les tensions sous-jacentes dans la politique locale paloise.







