Le dimanche 17 mai 2026, Carmen Navas, âgée de 81 ans, a perdu la vie quelques jours après avoir appris avec horreur que son fils, Victor Quero Navas, était décédé en détention, une information que les autorités vénézuéliennes avaient cachée pendant près de neuf mois.
Selon des sources proches de la famille, Carmen Navas a lutté avec acharnement pendant plus d'un an pour retrouver son fils après son arrestation en janvier 2025. Les ONG, comme Foro Penal, ont qualifié son cas de disparition forcée, témoignant ainsi des graves violations des droits de l'homme au Venezuela. Le ministère des Services pénitentiaires a annoncé le 7 mai que Victor était décédé le 24 juillet 2025, faisant de lui le vingtième détenu mort en prison depuis 2014.
Cette tragédie est d'autant plus poignante que la famille a eu à faire face à une dissimulation flagrante de la part des autorités. Malgré ses multiples demandes d'informations, Carmen n'a jamais obtenu de réponse, et les révélations sur la mort de son fils ont provoqué une onde de choc.
"Que Dieu me donne la force"
Lors d'un dernier hommage, Carmen Navas s'est rendue sur la tombe de son fils, demandant son exhumation pour une identification formelle. Une messe en son honneur a eu lieu juste avant son enterrement discret dans un cimetière de l'est de Caracas. En sanglotant, elle a murmuré : "Que Dieu me donne la force", révélant la profondeur de sa douleur.
"Une femme persévérante"
Edilda Zambrano, une amie proche, a décrit Carmen récemment comme "une femme merveilleuse et courageuse", soulignant sa détermination à chercher justice pour son fils malgré ses propres problèmes de santé. La communauté refuse d'oublier son combat, d'autant plus que la crise politique continue de sévir sous le régime de la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, qui a récemment promulgué une loi d'amnistie sous pression internationale.
Ce contexte témoigne non seulement de la souffrance personnelle de Carmen Navas, mais également des réalités tragiques que subissent de nombreuses familles au Venezuela dans un climat d’oppression et de désespoir.







