Bally Bagayoko a remporté la présidence de l’établissement public territorial Plaine Commune (Seine-Saint-Denis) lors d'un vote extrêmement disputé, où il a obtenu 46 voix sur 79, tandis que son concurrent, Karim Bouamrane, n'en a reçu que 32.
Ce changement de direction marque un tournant pour une structure qui englobe plus de 450 000 habitants et plus de 2 200 agents. Dans une déclaration après son élection, Bagayoko a affirmé : « Je ne suis pas ici pour devenir le président insoumis, mais pour servir toutes les villes de notre territoire. »
Un nouveau départ pour l'intercommunalité
Cette élection n'est pas sans tension, les récentes campagnes ayant révélé des inquiétudes concernant le rôle politique de Plaine Commune, comme l’a souligné Jean-Luc Mélenchon. Bouamrane, le maire de Saint-Ouen, avait averti que l’intercommunalité ne devrait pas devenir un outil de propagande en vue de la présidentielle de 2027, laissant planer la menace de retirer 26 millions d’euros de contributions de sa commune.
Malgré cela, de premiers signes d'apaisement ont émergé après le scrutin, Bagayoko ayant proposé une rencontre pour aborder les préoccupations de Bouamrane. « Je respecte chaque maire de notre territoire », a-t-il souligné, faisant écho à un besoin urgent de collaboration au sein de l'assemblée.
Succédant au socialiste Mathieu Hanotin, Bagayoko a promis de faire de l'intercommunalité un « outil d'aménagement au service des habitants », en se concentrant sur des priorités comme l'accès à l'eau, l'amélioration des services publics et le développement urbain. Lors de la séance, le bilan de Hanotin a fait l'objet de critiques acerbes, certains maires appelant à un climat plus serein, souhaitant que chacun soit entendu avec respect.







