Soutenu par le Parti Communiste Français (PCF), Bally Bagayoko, le maire de Saint-Denis, a été élu à la présidence de Plaine Commune le 21 avril. Cette intercommunalité regroupe huit villes et abrite près de 500 000 habitants, une zone où les enjeux d'urbanisme, d'assainissement et de gestion des déchets sont cruciaux.
Bagayoko, qui a remporté les municipales avec un large soutien populaire, a décroché cette nouvelle responsabilité au sein de Plaine Commune, un établissement public territorial important en Île-de-France. L'organisation inclut des villes comme Saint-Ouen, Aubervilliers, et La Courneuve.
La présidence de ce regroupement était occupée depuis 2020 par l'ancien maire socialiste de Saint-Denis, Mathieu Hanotin, qui a été battu lors du dernier scrutin. Selon L'Humanité, cette élection marque un tournant pour la politique locale, donnant ainsi un nouveau souffle aux espoirs de coopération intercommunale.
Une réponse aux craintes du camp adverse
Bally Bagayoko s'est engagé à respecter toutes les communes de Plaine Commune, affirmant son souhait de faire de cette entité un acteur significatif pour défendre les intérêts des villes aux prises avec diverses difficultés. Cette promesse intervient après que Karim Bouamrane, le socialiste réélu de Saint-Ouen et fervent opposant à LFI, a exprimé une « forme de panique » face à ce changement.
Bouamrane, craignant une hégémonie insoumise à des fins électorales, avait menacé d'une crise interne en cas de victoire de Bagayoko, déclarant que cela pourrait nuire aux villes les plus défavorisées. Son ultimatum : un retrait mutuel de candidature pour un candidat de consensus, n’a pas abouti, mais révèle la tension ambiante dans cette intercommunalité.
Enjeu clé, Bouamrane a rappelé que Saint-Ouen était le plus grand contributeur net à la communauté, avec des contributions dépassant 26 millions d'euros par an. Il a affirmé qu’un bras de fer pourrait nuire aux plus pauvres, une mise en garde qui résonne au sein des débats à venir.







