Nils, Benjamin, Ciaran… Les tempêtes portent des prénoms, mais comment sont-ils choisis ? Explications.
Qui nomme les tempêtes et ouragans ?
Le choix des noms dépend de la première nation touchée par la tempête. Depuis 2017, l’Europe est divisée en cinq zones, où des services météorologiques collaborent pour donner les noms. Par exemple, pour la tempête Benjamin, Météo France a collaboré avec ses homologues d’Espagne, du Portugal et d’Andorre pour le baptiser.
À l’échelle mondiale, l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) détient l’autorité, ne nommant un vent que lorsqu’il dépasse 119 km/h et est accompagné de fortes pluies.
Pourquoi donner des noms ?
Selon l’OMM, nommer les ouragans aide à rendre les alertes plus compréhensibles. Les prénoms sont bien plus mémorables que des chiffres ou termes techniques. De plus, les noms choisis sont souvent familiers à la région touchée, comme Usagi ou Koguma pour le Japon.
Comment les prénoms sont-ils sélectionnés ?
Le processus de sélection est rigoureux. Chaque organisme régional établit cinq listes de prénoms, correspondant aux lettres de l’alphabet, qui sont réutilisées. Par exemple, le prénom Cindy a été utilisé pour un cyclone tropical en 2017 et a été réutilisé en 2023. Un nom peut être retiré de la liste s’il est associé à une catastrophe, comme Katrina.
Notons que le nom « Isis » a été retiré en 2015, à cause de son association avec l’organisation État Islamique.
Un débat sur le choix des genres
Jusqu’en 1950, seuls des prénoms féminins étaient attribués aux ouragans. En 1979, un changement a été introduit pour alterner entre masculine et féminine, en réponse aux débats sur la perception sexiste des tempêtes. Une étude de l’université de l’Illinois a même révélé que les ouragans avec des noms féminins entraînaient souvent plus de décès, car perçus comme moins menaçants.







