Le socialiste modéré Antonio José Seguro se positionne comme le principal prétendant lors du second tour de l'élection présidentielle imminente au Portugal. Face à lui, André Ventura, le chef d'un parti d'extrême droite, a rapidement gravi les échelons pour devenir la deuxième force politique du pays. Cette élection survient après le premier tour, où Seguro est ressorti vainqueur, mais la campagne a été troublée par de violentes tempêtes qui ont récemment frappé le Portugal, rendant le vote difficile dans plusieurs circonscriptions.
Participation électorale et inquiétudes : Malgré les préoccupations concernant une potentielle baisse de participation, les premiers signes indiquent une mobilisation supérieure à celle du premier tour, avec un taux atteint de 22,35 % jusqu'à midi. Les Portugais, tant sur le sol national qu'à l'étranger, se préparent à écouter les résultats des sondages de sortie des urnes peu après la fermeture des derniers bureaux de vote.
Celeste Caldeira, une enseignante à la retraite, a exprimé sa détermination à voter, soulignant l'importance de faire un choix entre deux visions pour l'avenir du pays. En revanche, Julia Rodrigues, étudiante, a avoué ses doutes, mettant en lumière le dilemme face aux deux candidats.
Une campagne électorale sous tension
En effet, Antonio José Seguro, avec 67 % des intentions de vote selon une récente étude, a dû composer avec le risque d'abstention, qu'il désigne comme son « grand adversaire ». Dans un appel à l'électorat, il a encouragé ses concitoyens à profiter d'une « fenêtre de beau temps » pour se rendre aux urnes.
André Ventura a quant à lui argué que les élections devraient être reportées, critiquant la décision de maintenir le scrutin dans ces conditions climatiques extrêmes.
Des soutiens pour Seguro
Antonio José Seguro a confirmé son statut de favori en s'assurant le soutien de nombreuses figures politiques, allant de l'extrême gauche à des membres de la droite. Cependant, le Premier ministre Luis Montenegro, malgré son alliance tactique, a choisi de rester en dehors de ce second tour.
Le prochain président du Portugal, dont le rôle est surtout symbolique, entra au pouvoir en mars, et sera appelé à jouer un rôle crucial lors de futures crises politiques potentielles.







