Les récentes discussions entre Washington et Téhéran laissent entrevoir un potentiel accord historique. Selon des sources officielles iraniennes, l'optimisme règne au sein du gouvernement qui envisage une signature imminente, dès ce week-end. Cela pourrait marquer un tournant majeur, englobant des enjeux cruciaux comme la réouverture du détroit d'Ormuz, la question du programme nucléaire et la levée des sanctions sur les avoirs iraniens gelés.
Lors d'une interview sur la télévision d'État, Abbas Araghchi, chef de la diplomatie iranienne, a exprimé sa confiance : "Dès que les dernières étapes de nos négociations seront achevées, cet accord sera signé et annoncé. La signature se fera dans un premier temps par voie numérique". Cependant, la prudence est de mise. Mohammad Bagher Ghalibaf, négociateur en chef, a souligné que les dispositions convenues doivent être solidement respectées : "Les engagements pris doivent être des engagements tenus. Pas de si, pas de mais, pas d'excuses".
Pendant ce temps, le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a apporté son soutien en affirmant : "Nous pouvons confirmer qu'un texte final et agréé de l'accord de paix a été atteint et que le Pakistan travaille maintenant étroitement avec les deux parties pour finaliser les prochaines étapes".
Des visions divergentes pour le plan de paix
Malgré l'enthousiasme apparent, les positions des États-Unis et de l'Iran montrent des divergences significatives. D'un côté, le plan des États-Unis, en cinq points, exige le démantèlement du programme nucléaire iranien, la réouverture du détroit d'Ormuz, et l'arrêt du financement des groupes terroristes par l'Iran. De l'autre, le plan iranien en quatorze points insiste sur le contrôle du détroit d'Ormuz et le déblocage rapide de 24 milliards de dollars de fonds gelés, provoquant des tensions avec Washington.
Donald Trump a réagi à ces désaccords en déclarant : "Les termes (de l'accord) que l'Iran a fait fuiter aux médias menteurs n'ont rien à voir avec les termes dont nous sommes convenus par écrit. Ces gens n’ont pas d’honneur. Avec eux, il est impossible de négocier de bonne foi". Malgré ces tensions, le président a affirmé qu'un accord pourrait être finalisé dès ce week-end ou lundi 15 juin.
De plus, des sources américaines évoquent que l'accord pourrait inclure des discussions sur le Liban, posant ainsi des conditions qui pourraient satisfaire également Israël et les nations du Golfe. Les enjeux restent donc élevés et les yeux sont tournés vers les développements à venir.







