Les épreuves écrites du baccalauréat commencent ce lundi avec la philosophie pour les élèves de terminale générale et technologique. Ce début de session, traditionnellement consacré à la réflexion philosophique, voit intervenir un renforcement des exigences en matière d'orthographe, imposé par le ministère de l'Éducation.
Au total, 530 000 élèves, dont 386 312 pour le bac général et 146 687 pour le bac technologique, seront face aux épreuves écrites, à commencer par la philosophie (coefficient 8). Les élèves suivront avec le français jeudi, et pour la première fois, une épreuve anticipée de mathématiques ce vendredi. Les épreuves de spécialité, à coefficient 16, se dérouleront entre mardi et jeudi, suivies du grand oral (coefficient 8 en général et 12 en technologique) entre le 22 juin et le 1er juillet.
Louise Daumas, une lycéenne de 18 ans à Bordeaux, témoigne : "Je suis un peu stressée parce que j'ai l'impression de ne pas être du tout productive dans mes révisions. Mais normalement, avec le contrôle continu, ça devrait passer." D'après les réformes instaurées depuis 2019, le contrôle continu pèse pour 40% de la note finale.
Des attentes accrues sur la langue
Cette année, l'accent est mis sur la maîtrise de la langue, a réitéré le ministre de l'Éducation Édouard Geffray. Selon lui, "une copie rédigée dans un niveau de langue inacceptable ne pourrait pas obtenir la moyenne". Chaque discipline sera désormais notée en tenant compte de cette exigence linguistique.
Cette année pourrait marquer une baisse du taux de réussite, qui a atteint 91,8% l'année dernière, prévue comme le reflet des véritables niveaux des candidats. De plus, il n'y aura pas de repêchage pour ceux totalisant moins de 8/20, suscitant l'inquiétude parmi les enseignants qui peinent à obtenir des consignes claires.
"On n'a reçu aucune directive sur l'orthographe, rien du tout," exprime Pauline, professeure d'histoire-géographie près de Grenoble. Les élèves pourraient découvrir les consignes sur les correctifs, mais cela ne suffira pas à dissiper les incertitudes.
Lutte renforcée contre la fraude
Le ministère a annoncé un resserrement des mesures contre la fraude, qui a augmenté de 30% l'an dernier, avec 1 208 cas de suspicion enregistrés sur 1,2 million de candidats. Des procédures disciplinaires seront engagées en cas de fraude, et des détecteurs d'objets connectés seront déployés arbitrairement sur le territoire.
En raison de la situation au Moyen-Orient, des pays ont annulé les épreuves écrites du bac ainsi que du brevet, et les candidats concernés recevront leur moyenne annuelle dans les matières concernées.







