Un ancien garde du corps âgé de 39 ans a été condamné ce vendredi 12 juin 2026 à Lyon à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir drogué, agressé sexuellement et filmé sa compagne sans son consentement. Cet homme, qui a des liens avec Dominique Pelicot, a également perdu son autorité parentale sur l'enfant qu'il a eu avec sa victime.
« Machiavélique », « prédateur sexuel »: telles sont les définitions utilisées par l'accusation pour décrire cet individu, lors du procès qui s'est tenu à Lyon. La cour a décidé de marquer la gravité des actes, soulignant le préjudice considérable subi par la victime, a déclaré Dominique Thevenet, présidente de la cour. Elle a exprimé ses inquiétudes face aux « traits de perversion » de l'accusé.
Une peine à la hauteur des crimes
Le tribunal a pris en compte la « répétition », la « durée » et la « violence verbale » dont il a fait preuve envers sa compagne, prouvant que les vidéos projetées pendant le procès ne montraient pas seulement un délit, mais une réelle déshumanisation. La défense, conduite par Me Gabriel Versini-Bullara, avait plaidé pour une peine moins sévère, arguant que son client « mérite une nouvelle chance ».
La victime, une femme de 40 ans, a été décrite par son avocate, Me Julia Studient, comme ayant finalement trouvé une opportunité de « tourner la page ». Elle a fait preuve de « courage » face à cette épreuve et espère pouvoir reprendre une vie normale, loin de cette dramatique expérience.
Des actes impensables
Au cœur de cette affaire se trouvent des vidéos troublantes qui montrent l'accusé infligeant des torts à sa compagne pendant qu'elle était sous l'effet de drogues. Ces actes horrifiants ont conduit la cour à déclarer que la condamnation était essentielle pour le bien de toutes les victimes de violences sexuelles.
Liens avec un réseau criminel
Les accusations pointent aussi un lien entre cet homme et Dominique Pelicot, un autre criminel reconnu coupable de plusieurs abus. Les échanges entre eux, découverts durant l'enquête, révèlent un échange de conseils où Pelicot se posait en mentor de ces pratiques abominables. L'enquête a révélé que les faits remontaient à 2015, terminant avec son arrestation en juin 2023.
« Je ne me reconnais pas dans ce que j'ai fait », a déclaré l'accusé lors du procès, tentant visiblement de minimiser ses actes. Mais pour la cour et pour la victime, ces mots ne suffisent pas à effacer la douleur causée.







