Le mis en cause, âgé de 39 ans, a été condamné à quinze ans de réclusion criminelle le 12 juin. La cour a prononcé une peine supérieure aux réquisitions.
« Machiavélique », « prédateur sexuel » : un homme a été condamné à Lyon à quinze ans de réclusion criminelle pour avoir drogué et violé sa compagne, filmant ces actes. La peine infligée dépasse les douze ans requis par l’avocat général.
La présidente de la cour criminelle du Rhône, Dominique Thevenet, a souligné la gravité des actes, causant un préjudice important à la victime. L’homme de 39 ans a été reconnu coupable de tous les chefs d'accusation, une décision motivée par la répétition, la durée et la violence verbale des actes.
En plus de son emprisonnement, il se voit retirer l'autorité parentale sur le fils qu'il avait avec sa compagne. Sur le banc de la partie civile, la victime a pleuré dans les bras de son père, avant de montrer des signes d'espoir.
« Courage » et « dignité » de la victime
« C’est une page qui se tourne pour cette femme qui a pleuré pour la première fois », a déclaré son avocate, Me Julia Studient, jugeant que la peine est en accord avec la gravité des faits. La plaignante, selon son avocate, a été déshumanisée, traitée comme un objet.
Le procureur Michel Guedes a qualifié l'accusé de « pervers sexuel », affirmant que sa peine est essentielle pour compenser la violence physique et mentale infligée à sa compagne. La cour a également salué le courage de la victime, lui souhaitant de retrouver des moments heureux dans sa vie.
Lors de son audience, l'accusé a finalement admis avoir drogué sa compagne à deux reprises, un revirement par rapport à ses précédentes dénégations. Son avocat a plaidé pour une peine moins sévère, invoquant qu'il mérite une seconde chance.
Influences néfastes
Les preuves produites incluent des vidéos très troublantes où l'accusé agressait sexuellement sa compagne, ainsi que des échanges en ligne avec Dominique Pelicot, un autre individu condamné pour des violences similaires, qui offrait des conseils à l'accusé. Ce dernier avait manifesté son soutien à Pelicot, confirmant par ses propos une intention troublante.
« Je vous suis à la lettre » lui avait-il répondu à propos de conseils sur les violences conjugales. Dans son témoignage, il a exprimé des remords, mais la cour a souligné que son comportement témoigne d'une déviation radicale et alarmante de la réalité.







