Alors que des espoirs de paix émergent entre Washington et Téhéran, les États-Unis rapportent avoir neutralisé plusieurs drones iraniens visant des navires marchands dans le détroit d'Ormuz. Cet incident met en lumière la vulnérabilité des négociations en cours, malgré l'optimisme affiché.
Le 13 juin dernier, les autorités américaines ont annoncé avoir abattu des drones iraniens qui menaçaient la sécurité des routes maritimes cruciales dans le détroit d'Ormuz. Le Commandement central américain (Centcom) a déclaré sur X que "tous les drones ont été interceptés et le trafic maritime reste sécurisé".
Ce développement intervient alors que Téhéran, avec l'aide du médiateur pakistanais, espèrent finaliser un accord de paix après des négociations difficiles. Cependant, les détails des discussions divergent fortement entre les sources iraniennes et américaines.
"Dès que nous aurons finalisé les derniers éléments de l'accord, il sera annoncé", a déclaré Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, à la télévision d'État. Il a ajouté que l'accord préverrait une levée partielle du blocus américain et une nouvelle gestion du détroit d'Ormuz, tout en accusant Israël de tenter de bloquer les avancées avec Washington. Selon des experts, ces accusations soulignent la complexité des enjeux géopolitiques en jeu.
Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, principal intermédiaire du conflit, a également partagé son optimisme et déclaré que "la paix n'a jamais été aussi proche". Cependant, un responsable américain a évalué à "80 à 85%" la probabilité d'un accord, tout en précisant que la situation restait incertaine.
Une signature en Suisse ?
La Suisse a proposé d'accueillir la signature d'un éventuel accord, alors qu'un sommet du G7 avec des figures politiques majeures comme Donald Trump débutera lundi près de Genève. Cependant, Téhéran a indiqué que le protocole, une fois finalisé, pourrait être signé à "distance". Les marchés réagissent positivement, avec des prix du pétrole sous les 90 dollars le baril, anticipant une éventuelle stabilisation de la situation.







