Le 11 juin, le président américain Donald Trump a dévoilé un projet d'accord de paix avec l'Iran, envisageant la réouverture du détroit d'Ormuz. Bien que Washington envisage une signature imminente en Europe, Téhéran tempère les espoirs en affirmant qu'aucune décision définitive n'a encore été prise.
La guerre au Moyen-Orient pourrait-elle toucher à sa fin ? Après avoir annulé de nouvelles frappes contre l'Iran, Trump a exprimé sa certitude d'avoir atteint un "excellent accord de paix" avec le régime iranien lors d'une déclaration à la Maison Blanche. Il a même mentionné une signature mogelijke ce week-end.
L'Iran reste sceptique
Malgré l'optimisme de Trump, les autorités iraniennes ont rapidement nuancé cette annonce. Le porte-parole Esmaeil Baqaei a déclaré aux médias d'État que "l'Iran n'a pas encore abouti à une conclusion définitive concernant l'accord". Bien qu'une bonne partie du texte ait été finalisée, l'Iran n'est pas prêt à faire des compromis sur des points jugés essentiels, notamment le déblocage de ses avoirs, la gestion du détroit d'Ormuz, et le cessez-le-feu au Liban.
En parallèle, le bureau du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a affirmé que tout accord comprenant l'Iran devrait inclure des mesures pour retirer le matériel nucléaire enrichi du pays.
Vers une paix durable ?
Depuis mars, Donald Trump a enchaîné les déclarations optimistes, mentionnant plusieurs fois que l'accord serait "proche" ou "imminent". Cependant, comme le rapporte CNN, le président a déjà prédit la fin des hostilités à de multiples reprises.
Si cet accord venait à se concrétiser, il marquerait une avancée diplomatique sans précédent, mettant fin à des mois de conflit. Téhéran a préalablement exigé un cessez-le-feu sur tous les fronts comme condition à tout dialogue.
Par ailleurs, l'Iran a récemment intensifié ses confrontations, tirant des missiles sur Israël et déclarant défendre ses positions au Liban. Cette escalade militarisée souligne la complexité des négociations futures dans un climat déjà tendu.







