Le jeudi 11 juin, la police des parcs nationaux a lancé une enquête à la suite de l'apparition des chiffres "86 47" sur la pelouse du National Mall à Washington. Cette inscription a été perçue par certains comme une menace voilée contre l'ancien président des États-Unis.
Les deux nombres sont souvent analysés ensemble, le "86" faisant référence à l'idée de chasser quelqu'un, tandis que le "47" désigne Trump, le 47e président. Cette signification controversée avait déjà été associée à l'inculpation de James Comey, ancien directeur du FBI, par le ministère de la Justice en avril dernier, selon des rapports du Le Monde.
Ce matin-là, un responsable de la police a confirmé qu'un acte de vandalisme avait été signalé : des chiffres "86 47" avaient été tracés dans l'herbe. "La cause de la décoloration de l'herbe n'a pas encore été établie", a-t-il déclaré à l'AFP.
Le porte-parole a également mentionné que "l'enquête est en cours", soulignant la gravité de la situation.
Le ministère de l'Intérieur, responsable de la gestion des terres fédérales, a qualifié cet acte de "vandalisme" inacceptable. "Toute menace contre le président est prise très au sérieux par notre département", a-t-il ajouté.
Une expression inquiétante pour certains
Les accusations entourant James Comey, notamment en lien avec un post Instagram, ont également fait surface. La photo, représentant des coquillages sur la plage formant les chiffres "86 47", avait été rapidement retirée suite à des critiques. Selon l'acte d'accusation, cette image pourrait être perçue comme une menace sérieuse pour le président américain, comme l'a rapporté Libération.
Cependant, un juge fédéral récemment a souligné qu'il était difficile de considérer un drapeau portant l'inscription "86 47", installé lors d'une manifestation contre Trump, comme une véritable menace, invoquant la liberté d'expression. Légalement, le terme "86" est souvent interprété comme une référence à l'expulsion plutôt qu'à un acte de violence.
Le débat autour de cette inscription met en lumière la vulnérabilité de la sécurité présidentielle, mais pose également des questions sur les limites de la liberté d'expression. La situation reste délicate, suscitant des réactions variées parmi les experts et observateurs politiques.







