L’association de consommateurs CLCV révèle des écarts tarifaires significatifs concernant les bornes de recharge pour véhicules électriques, dans une étude publiée récemment.
La Confédération de la consommation, du logement et du cadre de vie (CLCV) a lancé un cri d’alarme, pointant ce qu’elle qualifie de « loterie des tarifs » concernant les bornes de recharge électrique en France. Au cours d'une enquête portant sur plus de 200 000 points de recharge, l'association a mis en lumière des prix « opaques et très variables », s'élevant parfois à des niveaux excessifs.
A titre de comparaison, l'association Que Choisir Ensemble a déjà souligné l'« opacité tarifaire » des bornes à travers le prix appliqué par plusieurs opérateurs. Selon leurs analyses réalisées sur 121 bornes, la CLCV indique que, contrairement aux carburants dont les prix affichés sont homogènes, la tarification de la recharge électrique manque de clarté, ce qui complique la compréhension pour les usagers.
Des écarts de prix qui atteignent 190 %
Dans des départements comme les Hauts-de-Seine et les Alpes-Maritimes, la variation des tarifs peut atteindre jusqu'à 255%. Un conducteur pourrait voir une différence de 190 % selon qu'il utilise un accès direct ou une application pour recharger son véhicule. Ces disparités aggravent la confusion des consommateurs qui ne peuvent pas anticiper les coûts de leur recharge.
Éric Adachowski, président de la CLCV, a insisté sur le fait que « les résultats accablants de cette étude montrent que le marché de la recharge des véhicules électriques est insuffisamment régulé par les pouvoirs publics. Une reprise en main s’impose ». Pour y remédier, l'association appelle à « simplifier les structures tarifaires » et à établir « un tarif au kWh comme référence », permettant ainsi aux usagers d’avoir une meilleure visibilité sur les coûts associés à leur recharge.
Il est intéressant de noter que les immatriculations de voitures électriques en France ont connu une hausse spectaculaire, atteignant une augmentation de 81 % en mai, avec un total de 37 412 inscripcions, représentant un record avec 29 % de parts de marché.







