"Il dormait par terre" : un sordide épisode de maltraitance a été découvert à Mérindol, dans le Vaucluse. Un garçon de 9 ans a été retrouvé enfermé dans un cagibi d'à peine plus d'un mètre carré, dormant à même le sol, sans matelas ni coussin, dans des conditions d'absence totale de lumière et d'aération, selon les premières révélations de l'enquête.
Les autorités ont placé le beau-père de l'enfant en détention provisoire, tandis que sa mère, dont l'état de santé nécessite une hospitalisation, devra également faire face à des accusations en justice. Le cas a été largement relayé par Le Dauphiné Libéré, provoquant une onde de choc au sein de la communauté de cette petite ville de près de 2.000 habitants.
Les derniers rapports d'Ici Provence-Alpes-Côte d’Azur indiquent que l'enfant vivait avec sa mère, son beau-père et trois frères dans leur maison familiale. Le parquet a signalé que le garçon était séquestré depuis plusieurs semaines, au moins quinze jours, dans une pièce si petite qu'il ne pouvait même pas se tenir debout correctement.
"C'est lamentable"
Le procureur a précisé que, malgré sa scolarisation, l'enfant avait peu d'occasions de se doucher et était pratiquement interdit de sortir. Ce sont des voisines préoccupées par la situation qui ont alerté les gendarmes.
"On voyait qu'il y avait quelque chose d'anormal, il était éteint. Sa mère disait qu'il était la honte de la famille, donc il restait à la maison tout le temps", a raconté Sandrine dans une interview accordée à RTL. Les témoins de la communauté ont également remarqué l'absence de participation de l'enfant dans les activités familiales.
Après l'intervention des gendarmes, Émilie, une voisine, a pris soin du garçon. Il a révélé les détails affligeants de son quotidien. "Il m'a dit qu'à chaque fois qu'il rentrait de l'école, il était directement enfermé dans le cagibi. Il n'y avait ni lumière, ni aération, il dormait par terre, avec une bassine pour faire ses besoins. C'était vraiment tragique", a rapporté Émilie, toujours sur RTL.
Une enquête ouverte
Une information judiciaire a été lancée pour "privation de soins ou d'alimentation compromettant la santé d'un mineur de moins de 15 ans" ainsi que pour "violences sur mineur". La brigade de gendarmerie de Pertuis a été chargée de l'enquête. Avant d'entrer en famille d'accueil, le petit garçon a ému ses voisines en laissant un dessin, orné de cœurs et d'un message poignant : "Merci beaucoup de m'avoir sauvé."







