Le 26 mai, le président Donald Trump a annoncé un relèvement du plafond annuel de réfugiés aux États-Unis, le portant de 7 500 à 17 500 dans le but d'accueillir jusqu'à 10 000 Sud-Africains blancs. Cette décision, publiée au Federal Register, émerge en pleine polémique liée à des tensions raciales en Afrique du Sud.
Cette mesure survient alors que, depuis le début de l'année budgétaire, les États-Unis n'ont admis que 4 499 réfugiés, tous sud-africains sauf trois Afghanis, selon des données du département d'État. En 2025, l'administration précédente avait drastiquement réduit le quota de 125 000 à 7 500, favorisant spécifiquement la minorité blanche d'Afrique du Sud.
Le gouvernement Trump justifie cette augmentation par ce qu'il qualifie de « persécution » des Afrikaners, descendants des colons européens, ajoutant que ces derniers se plaignent même auprès de la Cour internationale de justice pour « génocide » à l'encontre d'Israël concernant les événements dans la bande de Gaza.
Statut de réfugié pour les Afrikaners
Dans un document officiel daté du 21 mai, Trump cite une « situation d’urgence » provoquée par une « montée des violences raciales » de la part du gouvernement sud-africain. Il précise que les admissions supplémentaires doivent être réservées à des Afrikaners.
Des experts, tels que Jean-Pierre Elong Mbassi, analyste en géopolitique, soulignent que cette décision soulève des enjeux éthiques et politiques importants, et pourrait raviver les tensions historiques entre les deux pays. « L’identité nationale et les droits humains devraient primer sur la race dans ces décisions », déclare-t-il.
De plus, l'administration Trump a imposé des droits de douane élevés sur les produits sud-africains, ce qui a contribué à une détérioration des relations entre Washington et Pretoria. En 2025, une première vague de réfugiés Afrikaners avait déjà été accueillie, entraînant des critiques de la part de l’Afrique du Sud, qui a dénoncé cette politique comme discriminatoire.
À l'heure où le pays s'efforce encore de se relever des séquelles de l'apartheid, cette initiative renouvelée risque d'ajouter une complexité supplémentaire à des relations déjà tendues. Les Afrikaners sont un groupe minoritaire au sein de la population sud-africaine, mais ont historiquement occupé des positions de pouvoir qui ont contribué à l'instauration de l'apartheid, un système de ségrégation raciale qui a duré plus de quatre décennies.







