Le maire de Nice, Éric Ciotti (UDR), a soulevé des questions intrigantes sur la récente affaire impliquant Charles Alloncle, député de l'Hérault, suite à la publication dans Paris Match de photos le montrant avec son assistante parlementaire, également présentée comme sa compagne. Selon Ciotti, cette situation serait le résultat d'une "affaire téléguidée".
Interrogé sur RTL le 27 mai, il a exprimé son soutien à Alloncle en se demandant : "Qui a intérêt à attaquer Charles Alloncle ?". Cette défense arrive alors que Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, a saisi le déontologue pour une validation du contexte de ces photos. Cette initiative découle des lois de 2017 visant à instaurer une plus grande confiance dans la vie politique, lesquelles interdisent l'emploi de proches collaborateurs par les parlementaires, sous peine de sanctions sévères.
Éric Ciotti a également critiqué le traitement inégal des parlementaires, notant : "J'ai trouvé Mme Braun-Pivet beaucoup plus zélée qu'au sujet des parlementaires de Raphaël Arnault, qui sont aujourd'hui en prison". Ce commentaire fait référence à des événements récents concernant des assistants parlementaires d'un autre parti, La France Insoumise, après des incidents tragiques à Lyon.
Une affaire "téléguidée"?
Le maire a qualifié cette situation de "scandaleuse" et "odieuse", dénonçant ce qu'il perçoit comme une "police des mœurs" au sein de la sphère politique. Au micro de RTL, il a indiqué que Charles Alloncle lui avait confié être suivi depuis un mois, insinuant l'implication d'autres parties dans cette affaire. Il a alors évoqué la possibilité d'interventions par des "officines" anonymes pour discréditer le député.
Les tensions autour de cette affaire mettent en lumière un environnement politique déjà tumultueux, en proie à des rivalités croissantes et à des implications personnelles.







