Au cœur de Larnage, un chantier de rénovation révèle les défis que pose la canicule pour les artisans. Comme l'indique Tarik Bouayach, un ouvrier du bâtiment, "On rentre chez nous, on a commencé plus tôt, à 6 heures, parce qu'il fait trop chaud". En cette journée où les températures dépassent les 34 degrés à l'ombre, ce changement est devenu une nécessité.
Les horaires traditionnels sont bouleversés. D’ordinaire, Tarik viendrait commencer à 7h30 pour finir vers 16 heures. Mais avec les fortes chaleurs, lui et ses collègues tentent de s’adapter. Pour Hervé Blaise, président de la CAPEB (Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment) de la Drôme, "ce n'est pas toujours possible à cause du bruit". Malgré cela, il se réjouit de cette souplesse qui permet de réduire les heures passées sous le soleil ardent.
Hervé reconnaît que travailler dans ces conditions extrêmes n'est pas une mince affaire : "Je défie quiconque de me dire qu'on est efficace pendant neuf heures sous cette chaleur". Il appelle donc à une réflexion collective concernant l'ajustement des horaires, exprimant sa préoccupation face à la santé de ses collègues : "On peut supporter la chaleur trois ou quatre jours, mais si cela dure, les carnets de santé en pâtissent".
Actuellement, la Drôme n’est pas encore en vigilance canicule, mais cela n’empêche pas les artisans de prendre les devants. Bien que rien ne les oblige à modifier leurs horaires, cette initiative montre leur volonté de protéger leurs équipes face aux rigueurs de l’été. Les témoignages de ces acteurs du bâtiment soulignent l'importance de préserver la sécurité des travailleurs tout en maintenant une productivité raisonnable. Comme l'a communiqué ICI Drôme Ardèche, ces ajustements peuvent faire toute la différence en période de chaleur.







