«Ces actes ne sont pas des événements isolés, mais une stratégie délibérée de la Russie pour déstabiliser nos sociétés démocratiques», a affirmé Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, lors d’une visite à Vilnius. Elle a ciblé les récentes alertes aux drones dans les États baltes, attribuant la responsabilité à Moscou. «Les habitants de ces pays font face à une réalité troublante : alertes aériennes, familles se réfugiant dans des abris, écoles fermées. C'est la vie à la frontière orientale de l'Europe en 2026», a-t-elle déploré.
Von der Leyen a tenu ces propos lors d'un point de presse, après des discussions avec les dirigeants de Lituanie, Lettonie et Estonie, mettant en avant les incidences inquiétantes de ces intrusions. Elle a noté que plusieurs drones ukrainiens seraient déviés vers les États baltes, causant des vagues d'inquiétude. «La Russie échoue, comme sur les champs de bataille en Ukraine», a-t-elle martelé.
Les États baltes, ayant un passé soviétique commun avec la Russie, signalent une augmentation des violations de leur espace aérien, créant un climat de panique. La semaine dernière, un drone a même déclenché une alerte à l'attaque aérienne à Vilnius, incitant les autorités à évacuer les hauts responsables et à conseiller aux citoyens de se réfugier.
Malgré l'absence de victimes, ces événements mettent en évidence des failles dans la défense aérienne de ces pays. «Ces situations révèlent des vulnérabilités au sein de notre défense collective», a averti Von der Leyen, insistant sur la nécessité d'améliorer les capacités de sécurité des États membres de l'UE sur le flanc oriental. «Ce qui se produit ici pourrait se produire dans le reste de l'Europe demain», a-t-elle conclu.







