Le chef de l'armée pakistanaise en mission diplomatique à Téhéran
Le général Asim Munir, à la tête de l'armée pakistanaise, s'apprête à arriver à Téhéran ce vendredi, indique l'AFP en citant des sources sécuritaires pakistanaises. Ce déplacement s'inscrit dans le cadre des efforts de médiation du Pakistan pour mettre un terme au conflit persistant entre l'Iran et les États-Unis.
Durant cette visite, notifiée par les médias iraniens, le haut responsable militaire devrait tenir des entretiens avec plusieurs figures clés du gouvernement iranien, selon les mêmes sources.
Depuis l'établissement d'une fragile trêve le 8 avril, suite à plus d'un mois de tensions, les négociations officialisées n'ont, pour l'instant, donné lieu qu'à une réunion infructueuse à Islamabad le 11 avril. Malgré cela, les discussions en arrière-plan continuent de progresser.
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a exprimé l'espoir que cette visite d'Asim Munir puisse faire avancer le dossier, après la récente rencontre du ministre de l'Intérieur pakistanais, Mohsin Naqvi, qui avait rapporté une nouvelle proposition américaine. Téhéran a, de son côté, indiqué qu'il examinerait cette offre, tout en réaffirmant des exigences cruciales comme le dégel des avoirs iraniens et la fin du blocus américain sur ses ports.
Malgré les efforts pour résoudre les tensions via la diplomatie, les discours belliqueux persistent des deux côtés. L'Iran a déclaré qu'il ne céderait jamais à l'intimidation, et les Gardiens de la Révolution ont menacé d'étendre le conflit au-delà des frontières régionales si les attaques américaines devaient se poursuivre.
Donald Trump, ancien président américain, a affirmé qu'un accord avec l'Iran pourrait épargner « beaucoup de temps, d'énergie et de vies », évoquant la nécessité pressante pour les États-Unis de trouver une issue à cette guerre impopulaire. Ce conflit a en effet gravement affecté l'économie mondiale, notamment à cause du blocage du détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique pour le transport du pétrole et du gaz.
Les marchés boursiers ont montré des signes d'optimisme face à cette situation, avec des indices en hausse en Europe et aux États-Unis. Toutefois, les marchés pétroliers semblent plus frileux, alimentés par des inquiétudes concernant une éventuelle pénurie d'approvisionnement durant la période estivale, ce qui fait grimper les prix du pétrole.







