L'avenir du centre équestre de Trélissac est de plus en plus incertain. Ce week-end, le bureau de l'association a démissionné, laissant le club sans direction. Les difficultés s'accumulent : tensions internes, cours interrompus, et surtout, des accusations graves contre un moniteur, notamment d'agression sexuelle sur un mineur.
Considéré comme l'un des plus importants centres équestres de la région, le club fait face à une crise de gouvernance. En mars dernier, c'était déjà un autre bureau qui avait quitté ses fonctions. Maintenant, le club est paralysé, alors que des allégations sérieuses commencent à circuler. Un incident rapporté aurait eu lieu l'année dernière lors d'un événement du club, où un moniteur serait accusé d'avoir mimé un acte sexuel avec une jeune cavalière de 15 ans. L'ancienne membre de l'association qui a témoigné a déclaré à ICI Périgord : "À l'époque, personne n'a réagi, mais depuis, de plus en plus de personnes se sont exprimées." D'autres accusations évoquent de potentiels actes de maltraitance animale, un point particulièrement inquiétant dans un milieu censé promouvoir le bien-être animal.
Des enquêtes en cours
Suite à ces allégations, les services vétérinaires ainsi que la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) ont été alertés. Des auditions de témoins sont en cours pour faire la lumière sur ces événements. Un ancien employé, souhaitant garder l'anonymat, confie avoir subi du harcèlement moral de la part du suspect. "Après plusieurs mois, j'étais soulagé de partir, même si j'aimais ce que je faisais là-bas," dit-il.
Un club au bord du gouffre
Actuellement, le centre est presque désert. Une monitrice continue d'assurer des cours à une poignée d'enfants, mais les parents expriment leurs inquiétudes. Eva, mère d'un jeune cavalier, raconte : "Les cours n’ont lieu qu’une fois sur deux. Les moniteurs changent tout le temps, et certains se sont montrés dangereux. J’étais prête à retirer mon enfant si la situation ne s’améliorait pas." La démission du bureau le 30 mai dernier n'a fait qu'aggraver la situation. La mairie de Trélissac, propriétaire des locaux, a décidé d’intervenir afin d’assurer le bien-être des animaux présents, comme l'explique Éric Falloux, le maire. "Notre priorité est de protéger ces animaux et d'assurer un service public," déclare-t-il.
Pour l'avenir, deux options sont envisagées : soit la location des bâtiments soit la transformation du centre en un véritable établissement équestre conforme aux normes professionnelles. Quels que soient les choix faits, la situation actuelle exige une vigilance et une organisation exemplaires pour redresser cette structure déjà en difficulté.







