L'ancien directeur de banque à Manosque, Guillaume Bucci, a été condamné à 25 ans de réclusion criminelle pour avoir infligé des violences inouïes à sa compagne, Laëtitia. Malgré l’horreur des faits, il a décidé de ne pas faire appel de cette décision, acceptant le jugement de la cour d'assises des Hautes-Alpes, qui a également imposé une période de sûreté de deux-tiers. Lors du procès, Bucci a reconnu être un "mauvais maître" et a tenté de présenter les abus comme des pratiques consenties, mais Laëtitia a partagé son calvaire sur sept ans, qui l’a laissée avec une invalidité de 80%.
Les avocats de Bucci, dans leur déclaration, évoquent un homme en quête de rédemption. Ils affirment que le prévenu a montré "une volonté réelle d'amendement" et une "véritable introspection", insistant sur le fait qu'il a exprimé ses regrets. Cependant, de nombreux acteurs associatifs estiment qu'il est crucial de prendre en compte la souffrance de Laëtitia, dont le parcours de vie a été brutalement dévasté. Comme le souligne Sophie André, psychologue spécialisée dans les violences conjugales, "il est facile de parler d'introspection quand on est face à la justice, mais cela n'efface pas les souffrances infligées".
Laëtitia, se battant pour reconstruire sa vie, appelle à la vigilance et à la solidarité pour toutes les victimes de violences. Selon une enquête menée par "Libération", près de 200 000 femmes par an en France subissent des violences similaires, mettant en lumière l’ampleur du phénomène. La société semble encore hésiter à offrir le soutien nécessaire, mais des voix s'élèvent pour demander une réforme des lois contre les violences faites aux femmes.







