À partir du 18 mai 2026, le Grand Ouest de la France est le théâtre d'un exercice militaire d'envergure, avec des survols de drones et d'hélicoptères programmés jusqu'au 4 juin. Ces activités militaires suscitent la colère des agriculteurs en Mayenne, où des animaux de ferme ont été retrouvés blessés ou morts, entraînant une vive réaction des acteurs du secteur.
Le 22 mai, la FDSEA (Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles) et les Jeunes Agriculteurs (JA) de la Mayenne ont exprimé leur indignation face à une "communication extrêmement tardive des services de l’État" concernant ces survols aériens. Selon ces organisations, l'armée mobilise environ 600 militaires dans le cadre de cet entraînement, qui inclut l'utilisation de munitions d’exercice sur des terrains tant militaires que civils, comme l’a rapporté ICI Mayenne.
Animaux victimes des exercices militaires
Au cours de ces événements, cinq cochons ont été retrouvés morts dans le nord-est du département, tandis que d'autres animaux, comme des volailles, ont été poussés à la panique. Les cris aigus des hélicoptères stressent les bétails, provoquant parfois des comportements suicidaires et des blessures mortelles. Des bovins blessés ont même dû être euthanasiés sur des exploitations à Champgenêteux et à Saint-Thomas-de-Courceriers.
Frédéric Simon, conseiller vétérinaire dans les Pays de la Loire, a expliqué que ces incidents ne sont pas "rarissimes" et que les bruits intenses peuvent inciter les animaux à fuir, ce qui peut entraîner des accidents tragiques, tels que des fractures. "Ils peuvent partir en courant pour fuir, étant donné que le bruit leur fait peur et là, ils risquent tout simplement de glisser ou de tomber," précise-t-il.
[#Vigilance] Des ? militaires font du rase-motte au dessus des ???? de @lamayenne, sans précaution pour nos éleveurs et nos élevages ! Une fois de plus, l'#agriculture passe au second plan... @Armees_Gouv @Prefet53 @FNSEA @FRSEA_PDL @JEUNESAGRI53 pic.twitter.com/IBZ3jZzJmV
— FDSEA53 (@fdsea53) May 22, 2026
Afin de sensibiliser la population, mairies et syndicats agricoles encouragent les agriculteurs à faire constater les blessures par un vétérinaire et à déposer plainte si nécessaire. Ils demandent également une reconnaissance et une indemnisation des préjudices subis par les éleveurs pendant ces exercices.







