Après la Charente-Maritime, les automobilistes des Deux-Sèvres risquent aussi la suspension de leur permis en raison de l'usage du téléphone au volant. Les premières sanctions entreront en vigueur le 15 juin 2026.
Deux semaines après les sanctions initiées en Charente-Maritime, le préfet des Deux-Sèvres, Simon Fetet, a décidé d'intensifier la répression concernant l'utilisation du téléphone au volant. À partir du 15 juin, tout conducteur surpris avec son téléphone en main verra son permis suspendu pour une durée de 15 jours, une mesure qui s'appliquera à l'ensemble du département.
Cette décision, sans précédent dans les Deux-Sèvres, s'accompagnera d'une phase de sensibilisation. Du 18 mai au 15 juin, les automobilistes recevront un courrier d'information, les alertant sur les dangers de cette pratique et les conséquences administratives en cas de récidive. « Il est crucial d'informer les usagers sur les risques liés à l'utilisation du téléphone en conduisant », a déclaré le préfet.
Un risque d'accident multiplié par 23
La suspension concernera non seulement les conducteurs tenant leur téléphone, mais également ceux utilisant des dispositifs mains libres. « Toute infraction liée à l'usage du téléphone tenu en main entraînera une suspension de permis », a précisé le préfet. Les statistiques sont alarmantes : utiliser un téléphone en conduisant proportionnellement augmente les risques d'accident de trois fois, et lire un message les multiplie par 23.
Les forces de l'ordre sont instruits à appliquer ces règles avec « fermeté ». En effet, les risques associés à l'utilisation du téléphone au volant constituent une priorité de sécurité routière. Philippe Dufour, expert en sécurité routière, souligne : « Chaque message envoyé ou reçu peut être fatal. Aucune conversation n’est aussi importante que la vie. »
Alors que cette mesure cherche à protéger tous les usagers de la route, de nombreux conducteurs restent sceptiques. Certains jugent cette réaction trop sévère, tandis que d'autres approuvent fermement cette décision du préfet. Les discussions sur la sécurité routière se poursuivent alors que la date fatidique approche.







