Un individu âgé de 40 ans, déjà sous le coup de poursuites en 2025 pour des agissements criminels à l'encontre de jeunes garçons dans le Beaujolais, a été de nouveau mis en examen en avril après la découverte de nouvelles victimes. Au total, 34 enfants, âgés de trois à neuf ans, sont représentés dans cette affaire, comme l'a rapporté le parquet de Villefranche-sur-Saône, confirmant des révélations du Monde.
Les charges retenues contre lui incluent des viols et des agressions sexuelles sur mineurs, ainsi que la détention d'images à caractère pornographique. La procureure Laetitia Francart a précisé à l'AFP que cette récente mise en examen s'ajoute à celle de janvier 2025, visant des infractions similaires.
Les exactions commises par le prévenu se sont produites entre 2020 et 2024 dans le village de Lucenay, situé à une trentaine de kilomètres au nord de Lyon. Ce père de famille aurait ciblé des garçons de la même école que ses enfants, profitant d'événements comme des anniversaires et des soirées pyjama chez lui, a détaillé Le Monde.
Environ 330 vidéos et photos, documentant les abus, ont été retrouvées, certaines montrant les enfants en train de dormir ou déjà éveillés. Ces éléments, capturés à l’aide de son téléphone et d’une caméra dissimulée, ont alarmé plusieurs parents lorsque leurs enfants ont commencé à évoquer les actes répréhensibles de l'homme.
Son intervention a mené à son arrestation et à une garde à vue en décembre 2024. Relâché par la suite, l'accusé a ensuite écrit une lettre tragique dans laquelle il se dépeint comme accablé par des pulsions incontrolables. «Je pense être né comme ça, je n’ai pas choisi d’aimer les garçons... Les trop jeunes garçons (...) Je me suis haï pour ça, mais je n’ai pas eu la force d’en parler», écrivait-il, selon les informations du Monde.
Après cette lettre, il a tenté de mettre fin à ses jours en se suspendant à un arbre dans une forêt, mais a été secouru par les gendarmes. Lors des auditions, il a reconnu ses actes et a avoué s'être impliqué avec «une trentaine d'enfants». En détention provisoire depuis plus d'un an, l'homme attend désormais la suite des procédures judiciaires.







