Mardi soir, le GIGN s'est déplacé d'urgence au Centre de formation des apprentis (CFA) de Barbezieux, après des appels qui évoquaient une situation alarmante. Les agents, armés, ont constaté qu'aucune menace n'était présente, ce qui a suscité une vive réaction du préfet, Jérôme Harnois. L'intrusion n'était qu'un canular, provoquant un brassage considérable de ressources de sécurité pour une fausse alerte.
Vers 18h30, la situation a été déclarée sous contrôle après une inspection complète. En attendant, 585 personnes, apprenants et enseignants, avaient été confinées pour leur sécurité, conformément aux protocoles en cas d'urgence. Le préfet a décrit cet acte comme "irresponsable" et "préjudiciable".
La panique a débuté le matin, lorsque plusieurs appels malveillants ont été passés, affirmant qu'un individu armé d'un couteau et d'un fusil se trouvait dans les lieux. À l'annonce de la situation, un dispositif majeur a été mis en place, mobilisant gendarmes et policiers. "Il est essentiel de protéger nos établissements", a souligné Vincent Renaudin, maire de Barbezieux, lors des événements.
Pourtant, alors que le GIGN se préparait à intervenir, les informations circulaient de manière confuse, renforçant l'inquiétude. "Les rapports reçus n'étaient pas toujours clairs", a noté le préfet dans un communiqué ultérieur.
À l'issue de cette procédure qui a nécessité une mobilisation exceptionnelle, le préfet a indiqué qu'une enquête a été ouverte pour "divulgation de fausses informations", une infraction passible de sanctions lourdes. La préfecture prévoit de se porter partie civile dans cette affaire, mettant en lumière la gravité de tels actes qui perturbent l'ordre public et la sécurité des citoyens. "Les irresponsabilités de ce genre ne doivent pas rester sans suite", a conclu Jérôme Harnois, dénonçant fermement cette situation.







