Dans un cadre paisible à Parthenay (Deux-Sèvres), Ivan (prénom d'emprunt) vit avec sa famille l'angoisse d'un avenir incertain. En août 2022, ce père de famille a pris la décision de fuir la Russie, refusant de rejoindre le front ukrainien. Aujourd'hui, ils tentent de bâtir une nouvelle vie, tandis que les obstacles administratifs compliquent leur élan de reconstruction. La préfecture a rejeté leurs demandes de titre de séjour, laissant la famille piégée dans une précarité qui les empêche de travailler, malgré l'obtention de plusieurs promesses d'embauche.
Dès leur arrivée, Ivan et sa famille ont été accueillis par la Croix-Rouge de Parthenay, qui a été un soutien inestimable dans leur parcours d'intégration. Malgré le rejet des titres de séjour, les bénévoles n'ont cessé de plaider leur cause, rappelant que des personnes comme Ivan apportent des compétences et une volonté de s'intégrer qui ne devraient pas être négligées.
Dans un témoignage poignant, Ivan raconte : "Fuir était la seule option. Je n'ai jamais voulu faire la guerre." Avant l'invasion de l'Ukraine en février 2022, sa vie était paisible, axée sur la famille et le travail. Le conflit a bouleversé cette existence tranquille, le contraignant à choisir l'exil. Aujourd'hui, en dépit des difficultés, Ivan conserve l'espoir de voir sa famille s'épanouir en France, même si chaque jour dans l'incertitude amplifie leur stress.
Des experts en droit d'asile soulignent l'importance de traiter les demandes de manière juste et rapide. Jean-Pierre Dubois, avocat spécialisé, affirme : "La situation de ces familles est parfois désespérée, mais elles doivent avoir accès à une vie dignement. La France a une responsabilité envers ceux qui fuient la guerre."
Dans l'attente d'une réponse de la préfecture, Ivan continue de naviguer à travers les complexités de l'administration française, tout en essayant d'offrir un semblant de stabilité à ses enfants. La lutte pour leur avenir ne s'arrête pas, portée par l'espoir et le soutien de leurs contemporains en France.







