Un laboratoire de cocaïne a récemment été découvert dans un petit village du Maine-et-Loire, tandis que des enlèvements se déroulent sur fond de cryptomonnaie. Les braquages de bijouteries sont désormais commandités depuis les prisons. Dans la région des Pays de la Loire, le grand banditisme ne connaît plus de frontières et pénètre jusqu'en milieu rural. Ce phénomène, en pleine expansion ces dernières années, mérite une attention particulière.
Dans un incident marquant, un facteur à la retraite s'est retrouvé face à un faux livreur de colis Amazon, se transformant en victime d'un groupe d'hommes cagoulés. Retrouvé ligoté et bâillonné, il a été filmé alors qu'une arme était braquée sur lui, et les images ont été transmises à son fils, un influenceur qui a payé une rançon de 1,7 million d'euros pour sa libération.
Cette affaire a secoué la petite commune de Cures, comptant à peine 500 habitants. Elle est parmi les premières à mettre en lumière les enlèvements liés à la cryptomonnaie dans l'Ouest français. Depuis cet événement, d'autres cas similaires ont été signalés à travers le pays, notamment à Saint-Léger-sous-Cholet et La Chapelle-Saint-Aubin en janvier 2026.
La procureure de Saumur, Alexandra Verron, souligne que ces activités criminelles n'épargnent plus les zones rurales : "Ça ne touche pas que Marseille et les grandes villes. Les campagnes sont également affectées par ces phénomènes de délinquance." Cela se vérifie avec la découverte d'un laboratoire clandestin de cocaïne à Chigné, au cœur des bois, géré par des trafiquants d'Amérique Latine.
Ces incidents illustrent l'évolution inquiétante de la délinquance en milieu rural, où les activités criminelles prennent de l'ampleur, en dépit de l'image paisible souvent associée à ces régions. Il devient crucial pour les forces de l'ordre et les autorités locales de rester vigilants face à cette montée de la criminalité.







