Après une expulsion d'une commune voisine, un convoi de 74 caravanes a pris position sur une prairie privée classée Natura 2000 à Chinon (Indre-et-Loire). Le propriétaire, Stéphane Archambault, exprime ses craintes face aux conséquences potentiellement désastreuses pour son exploitation agricole.
Ce convoi, expulsé d'Avoine quelques jours auparavant, s'est installé sur ce terrain de plus de sept hectares mardi 7 juillet. En vertu de la législation, cette parcelle est protégée, mais son utilisation illégale mobilise l'attention de diverses autorités. D'après ICI, l'agriculteur craint des nuisances permanentes pour cet écosystème précieux, traditionnellement préservé.
Les craintes de l'exploitant vont au-delà des dommages environnementaux; il envisage également un impact économique significatif. En effet, il est contraint de envisager un réensemencement de la parcelle cet automne, ce qui entraînerait des coûts supplémentaires tout en réduisant son rendement fourrager l'année suivante. "Je n'ai pas besoin de ça, déjà que mon exploitation est en difficulté", confie-t-il à ICI.
Stéphane Archambault n'est pas le seul à exprimer son désarroi. Jean-Luc Dupont, le maire de Chinon, reconnaît également la complexité de la situation. Selon lui, la commune avait proposé une aire d'accueil pour les occupants. "On est victime aussi !" affirme-t-il, expliquant que les caravanes ont refusé cette option et ont finalement forcé l'accès à une propriété privée.
Dès le lendemain matin, un arrêté d'expulsion a été émis, mais l'exécution de cette mesure dépendra des moyens mobilisés par la préfecture pour évacuer le convoi.







