Lors du dernier jour du sommet de l'Otan à Ankara, Donald Trump a une nouvelle fois exprimé son mécontentement envers certains alliés. Le président américain a émis des critiques virulentes à l’encontre de l'Alliance atlantique et a plus particulièrement ciblé l'Espagne, la qualifiant de "cause perdue" après avoir accusé Madrid de ne pas soutenir financièrement les dépenses de défense de l’alliance.
Dans sa tirade, Trump a révélé que les États-Unis envisagent de "cesser tout échange commercial" avec l'Espagne. Cette déclaration, selon des sources au sein du gouvernement américain, était destinée à rappeler l'importance de la contribution de chaque pays aux efforts de défense.
Une mesure contre l'Espagne impossible légalement
D'un autre côté, le chef de l'Alliance a souligné les avancées significatives de l'Espagne dans le domaine militaire, notamment les efforts réalisés l’an dernier. Face à ces menaces, le gouvernement espagnol a choisi d'adopter une approche calme, affirmant à travers un porte-parole que "notre pays entretient d’excellentes relations sociales, culturelles et économiques avec les États-Unis, et nous n’avons aucunement l’intention que cela change".
La même source a aussi précisé que, membre de l'Union européenne, l'Espagne ne peut pas être traitée isolément. En effet, l'Union agit comme un bloc commercial, rendant difficile toute action unilatérale contre un de ses membres. Cette dynamique a été également notée par des experts qui estiment que Trump pourrait être limité par la législation internationale et les accords économiques en vigueur.
Dans la foulée de ces déclarations, des analystes politiques s'interrogent sur l'impact d'une telle menace sur les relations transatlantiques, soulignant la nécessité d'un dialogue constructif au sein de l'alliance. Comme l'a déclaré un expert de la politique internationale, "la diplomatie doit primer sur les déclarations fracassantes pour préserver la stabilité au sein de l'OTAN".







