En juillet, Monoprix, partie intégrante du groupe Casino, lance un projet ambitieux de rénovation touchant l’ensemble de ses points de vente en France. Avec une enveloppe de 325 millions d’euros, l’objectif est d’achever cette transformation d’ici 2030. Le premier magasin rénové, situé au 27 cours Mirabeau à Aix-en-Provence, a été inauguré en présence de Philippe Palazzi, directeur général du groupe.
Cette cure de jouvence vise à rafraîchir l’esthétique de ses enseignes avec un design moderne, tout en se recentrant sur deux axes majeurs : la restauration et la beauté. Le supermarché compte renforcer ses ventes en diversifiant son offre. En effet, Monoprix prévoit de développer des espaces appelés «La Cantine», où les clients peuvent trouver des plats à emporter adaptés à tous les moments de la journée, que ce soit pour le petit-déjeuner ou le dîner. Ces zones de restauration, déjà en place dans 20 magasins, ont démontré une augmentation de 10 % du chiffre d’affaires.
Les consommateurs pourront y découvrir des créations de pâtisseries en collaboration avec des artisans renommés comme Noëmie Honiat et Roy René. À terme, plus de 50 «Cantines» devraient voir le jour d’ici 2030.
Dans le même ordre d’idées, Monoprix intègre également des espaces dédiés à la beauté, qui sont devenus essentiels pour le développement de la marque. Actuellement, 25 magasins possèdent déjà «La Beauté», avec l’ambition d’atteindre 90 magasins rénovés d'ici fin 2030. Répondant aux attentes des clients, des conseillers spécialisés seront présents pour orienter les choix en magasin, en parallèle du lancement d'une plateforme e-commerce dédiée.
Bien entendu, l’alimentation ne sera pas laissée pour compte. Monoprix souhaite enrichir son offre avec une attention accrue portée sur les produits frais, Maîtrisant un espace commercial dense, la marque entend recréer l'esprit d'un véritable marché avec un accent sur ses marques propres, qui représentent 8000 références et 22 % de son chiffre d’affaires.
Enfin, cette transformation économique sera menée avec rigueur, le coût de chaque rénovation étant estimé à environ 1000 euros le m2, un montant raisonnable comparé aux reprises habituelles. Philippe Palazzi, comme rapporté par Les Échos, envisage une croissance de 10 % dans l'ensemble des magasins à la suite de cette grande mutation.







