Renaud Muselier ne cache pas son amertume. Lors de son intervention sur BFM Business, il a partagé ses préoccupations au sujet de l'exclusion de Nice des Jeux olympiques d'hiver de 2030, un coup dur pour la région. Les épreuves de glace, qui devaient initialement se dérouler dans la ville, auront finalement lieu à Lyon, en raison d'une décision du nouveau maire de Nice, Éric Ciotti, qui a opposé son véto à l'installation d'une patinoire provisoire.
Cette exclusion entraîne une réorganisation des événements olympiques à travers quatre sites en France, notamment Lyon, la Savoie, la Haute-Savoie, et le Briançonnais, avec un pôle additionnel aux Pays-Bas pour le patinage de vitesse. Muselier a souligné que cette situation représente un manque à gagner significatif pour la région PACA, où il estime perdre entre 800 millions et 1 milliard d'euros, notamment des contrats pour le complexe omnisports olympique, le village olympique et le transport.
"Globalement sur Nice, je perds entre 800 millions et 1 milliard d'euros. C'est quand même un désastre économique".
Il a également exprimé que les entreprises locales avaient des carnets de commandes pleins, ce qui aurait contribué à la vitalité économique de la région durant la période des JO.
Une alternative à Marseille?
Tout n'est pas perdu pour Muselier. Bien qu'il ait perdu les épreuves de glace, il espère conserver la cérémonie de clôture dans le sud. Il envisage des sites comme le lac de Serre-Ponçon et Embrun, mais reconnaît les défis logistiques, tant en matière de transport que d'hébergement. Une autre option envisagée serait le stade Vélodrome de Marseille. Muselier a partagé son optimisme prudent : "Je partais d'une chance de 0 %, mais je m'efforce de remonter la pente".
Les prochaines échéances s’annoncent cruciales pour la région PACA, alors que les élites politiques se battent pour que le sud de la France ait encore sa place dans cet événement prestigieux.







