Le 22 janvier à Cranves-Sales (Haute-Savoie), un automobiliste de 41 ans a tragiquement perdu la vie à cause d'un déploiement défectueux de l'airbag Takata de sa Citroën C3. Il s'agissait d'un modèle de 2013 rappelé pour des défauts de sécurité, ainsi, ce drame porte à 22 le nombre de décès associés à ces équipements en France, dont trois en métropole.
Selon Radio France, l'incident s'est produit suite à une manœuvre d'embardée, entraînant la projection de débris métalliques mortels lors du déploiement de l'airbag. À ce moment-là, l'automobiliste tentait de doubler une autre voiture, ce qui a mené à l'activation fatale du dispositif défectueux.
Il est important de noter que le propriétaire de la Citroën C3 avait déjà reçu plusieurs notifications de rappel concernant son véhicule, classé « stop drive » depuis fin 2024. Sur le procès-verbal de son dernier contrôle technique, l’obligation de changer l’airbag était clairement mentionnée.
Une vingtaine d'accidents mortels en France
Ce tragique accident représente le troisième décès enregistré dû à un airbag Takata en métropole, après des incidents survenus à Galan (Hautes-Pyrénées) en novembre 2023 et à Reims (Marne) en juin 2025. D'autres accidents corporels sont également à signaler, avec deux cas survenus en novembre 2023 et juillet 2025. Le dernier déploiement ayant causé des blessures s'est produit en février 2026 à La Réunion, impliquant une Volkswagen Polo.
Le bilan total des accidents liés à Takata en France se chiffre à près de cinquante incidents, dont 22 mortels, principalement localisés outre-mer. À ce jour, plus d'un million de véhicules continuent d'être équipés de ces dispositifs défectueux sur notre territoire. Cette situation a entrainé de nouvelles réglementations, rendant obligatoire une contre-visite lors du contrôle technique pour ces véhicules concernés.







