Ce lundi, la Cour suprême des États-Unis a ouvertement déclaré que Donald Trump ne pouvait pas révoquer Lisa Cook de son poste à la Réserve fédérale (Fed). Cette décision a confirmé une première décision de justice qui avait déjà bloqué le limogeage, jugé inconstitutionnel.
Dans une décision unanime, cinq des neuf juges se sont accordés à dire que le président ne disposait pas du droit de licencier un membre du conseil des gouverneurs de la Fed sans motif valable. La décision fût un moment clé, surtout dans un contexte où Trump cherche à influencer la politique monétaire.
Depuis août 2025, le président Trump a tenté de limoger Cook, l'accusant de mensonges dans ses demandes de prêts. Les détracteurs soulignent que ce comportement pourrait expliquer sa volonté de remodeler la Fed pour la rendre moins indépendante, favorisant ainsi ses produits politiques, selon des économistes et des avocats proches de Cook. Cette dernière, nommée par Joe Biden, est reconnue pour son engagement envers l'autonomie de la banque centrale.
Les tensions entre Travis et Cook s’expliquent en grande partie par les décisions de la Fed de maintenir des taux d'intérêt élevés, ce que Trump considère comme un frein à la croissance économique.
Lisa Cook, qui a fait ses preuves en tant que première femme afro-américaine au conseil des gouverneurs de la Fed, a affirmé lors d'une interview en novembre qu'elle considérait son rôle comme "l'honneur de sa vie." Elle a également souligné l'importance de défendre l'indépendance de l'institution, malgré les pressions politiques croissantes.
Ce cas illustre donc les luttes de pouvoir entre les institutions et l'administration, toujours dans un cadre où l’indépendance financière est mise à l’épreuve. La décision de la Cour suprême souligne que la séparation des pouvoirs reste un principe fondateur de la démocratie américaine.







