Le gouvernement britannique a annoncé ce lundi 29 juin son intention de construire au moins six navires de guerre hybrides, capables d'opérer des drones, afin de remplacer les destroyers vieillissants de la flotte. Cette décision fait partie d'un plan plus vaste, qui doit être présenté en amont du sommet de l'Otan à Ankara le 7 juillet, visant à moderniser les capacités de défense du Royaume-Uni face à des menaces croissantes, notamment la Russie.
Selon le ministère de la Défense, ces nouveaux navires de combat seront mieux adaptés aux exigences de la guerre contemporaine. Ils serviront de centres de commande pour des systèmes sans équipage, et seront utilisés pour "contrer l'activité russe dans l'Atlantique Nord et le Grand Nord, protéger les infrastructures sous-marines critiques, et renforcer la dissuasion de l'Otan".
Un ministre de la Défense démissionnaire
Le Premier ministre actuellement en fonction, Keir Starmer, a été sous pression pour élaborer un plan d'investissement à 10 ans pour la défense, souvent reporté, en raison de contraintes budgétaires qui compliquent son adoption. John Healey, l'ancien ministre de la Défense, a démissionné le 11 juin, dénonçant des niveaux de financement insuffisants face aux menaces, notamment celles provenant de la Russie. Son successeur, Dan Jarvis, travaille désormais à prioriser les besoins immédiats, tels que la fourniture d'équipements modernes pour les forces armées.
Initialement, les six destroyers de type 45 devaient être remplacés par des navires de type 83, mais le développement de ces derniers a été annulé. Le nouveau projet de navires hybrides devrait permettre d'étendre "la portée, la résilience et la puissance de feu de la marine sans augmentation proportionnelle des effectifs ni des coûts", selon le ministère de la Défense.
Le Royaume-Uni, à l'instar des autres pays de l'Otan, ambitionne de porter son budget militaire à 3,5% de son PIB d'ici 2035. À plus court terme, le gouvernement s'est engagé à augmenter ce budget à 2,5% du PIB d'ici 2027.







