La cour suprême d'Autriche a déclaré illégales 14 des 15 clauses relatives aux frais supplémentaires appliqués par Ryanair, offrant ainsi la possibilité aux consommateurs lésés de demander des remboursements, selon une annonce faite par l'association de consommateurs VKI.
"Les coûts supplémentaires doivent être clairement expliqués", a affirmé Petra Leupold, responsable des interventions au VKI, dans un communiqué. Cette décision, rendue publique récemment, fait suite à une action collective lancée par VKI sur mandat du ministère autrichien des Affaires sociales en raison de la transparence insuffisante de ces frais.
Action collective : une victoire pour les consommateurs
Parmi les frais jugés abusifs figurent des charges comme la taxe d'enregistrement à l'aéroport de 55 euros, le coût de 25 euros pour s'asseoir à côté d'un enfant en bas âge et un frais d'émission de carte d'embarquement s'élevant à 15 euros, des tarifs souvent supérieurs au prix même du billet.
Le VKI estime que ces frais peuvent être demandés même lorsque la nécessité de les payer est imputable à Ryanair. "Tous les consommateurs ayant acquitté ces charges peuvent demander un remboursement", a précisé l'association, soulevant ainsi une voix forte en faveur de la protection des droits des consommateurs.
La secrétaire d'État chargée de la Protection des consommateurs, Ulrike Königsberger-Ludwig, a souligné : "Chaque personne réservant un vol doit être consciente du prix réel qu'elle paie". Cette affirmation rejoint l'idée que le secteur aérien doit adopter une transparence accrue.
Pour le moment, Ryanair n'a pas fourni de réponse officielle à cette décision judiciaire, mais cela illustre la pression croissante sur les compagnies aériennes pour qu'elles adoptent des pratiques plus équitables et transparentes. Les consommateurs à travers l'Europe surveillent cette affaire de près, espérant que d'autres pays suivront cet exemple.







