L'Agence nationale de l'alimentation (Anses) a récemment lancé une vaste étude nationale afin d'analyser les habitudes alimentaires des Français. Près de 500 communes ont accepté de participer à cette initiative qui vise à mieux comprendre nos comportements nutritionnels.
Comme l'indique l'Anses sur son site web : "le rôle de l'alimentation dans l'augmentation ou la prévention de certaines maladies telles que le cancer, l'obésité ou les maladies cardiovasculaires est aujourd'hui scientifiquement établi. Pour mieux prévenir ces problèmes, il est crucial d'approfondir notre connaissance de l'alimentation ainsi que de l'état nutritionnel de la population française."
Un éclairage sur les comportements alimentaires
C'est dans ce contexte que l'Agence mène, tous les sept ans, une étude nationale sur les consommations alimentaires (INCA), en collaboration avec les ministères de la Santé et de l'Agriculture. En ce début d'année 2014, cette troisième édition de l'étude sera déployée dans les 472 communes qui y ont consenties. Au total, environ 4000 participants seront sollicités dès le 6 février prochain.
Comment se déroule l'étude ?
Les participants recevront la visite ou l'appel d'un enquêteur mandaté par l'Anses, chargé de sélectionner un membre du foyer pour prendre part à l'étude. Pour la première fois, cette étude inclura les enfants de moins de 3 ans.
Le participant choisi ou ses parents devront ensuite décrire ce qu'ils consomment pendant trois jours et répondre à des questions sur leurs habitudes de vie, notamment concernant l'activité physique, l'utilisation de compléments alimentaires, ainsi que la préparation et la conservation des aliments. Toutes les informations collectées resteront strictement confidentielles.
Des objectifs clairs pour la santé publique
Cette troisième phase de l'étude INCA permettra aux chercheurs de l'Anses d'acquérir des données plus récentes pour évaluer l'impact du troisième Programme National Nutrition Santé, mis en place en France en 2011. Pour rappel, l'INCA 1 a eu lieu entre 1998 et 1999 et l'INCA 2 entre 2006 et 2007. Les informations de l'étude précédente avaient servi à évaluer les risques sanitaires associés à la présence de substances toxiques dans les aliments, telles que le mercure et le plomb.







