Face aux tensions qui entravent l'accord de paix précaire entre les États-Unis et l'Iran, une lueur d'espoir s'est matérialisée pour le ministre des Transports, Philippe Tabarot. Le 28 juin, un porte-conteneurs du groupe CMA-CGM a réussi à traverser le détroit d'Ormuz en dépit des récents bombardements.
Un passage "à vitesse soutenue"
À bord, le capitaine Yvon Le Meur a partagé son expérience avec BFMTV, qualifiant la situation de "drôle". Volontaire pour embarquer le 29 avril, il a décrit l’alerte avant de naviguer dans les eaux iraniennes : "On est très attentif à ce qui passe autour. On se demande si on est en train de nous scruter. C'est étrange, c'est une drôle de situation que je ne souhaite à personne", a-t-il déclaré.
Cependant, la traversée s'est déroulée sans incident à "vitesse soutenue", comme lors d'un passage ordinaire. Avec un sourire, il a précisé : "On n’avait pas l’intention de rester dans la zone".
Bien que l'accord entre les États-Unis et l'Iran continue, la situation dans le détroit demeure volatile. Le trafic maritime redémarre lentement, avec un seul couloir autorisé par l'Iran, qui menace de s’en prendre à ceux qui ne s’y conforment pas.
Des frappes ce week-end
Oman a récemment ouvert une voie de navigation temporaire alternative, ce qui n'a pas été bien reçu par l'Iran. Cette initiative, mise en avant par l'ONU, vise à évacuer des marins et des navires piégés. Des dizaines de navires l'ont empruntée.
De plus, deux navires ont été attaqués par des projectiles d'origine inconnue, incidents que l'armée américaine attribue à Téhéran et qui a répliqué avec des bombardements. En réponse, l'Iran a mené des frappes par missiles et drones sur ses voisins, provoquant la mort d'un citoyen qatari au cours de ces opérations.
Selon un haut responsable cité par Axios, les États-Unis et l'Iran ont convenu de se rencontrer pour discuter de ce point géostratégique. Les deux pays travaillent également à une cessation de leurs échanges d’attaques.
Le ministre des Transports a précisé qu'un nombre limité de navires français (moins d'une cinquantaine) se trouvent actuellement dans le golfe Persique, une attention particulière étant accordée à la sécurité des marins.







