Une annonce réjouissante pour les résidents d'Angers. Le constructeur suédois de poids lourds Scania, intégré au groupe Volkswagen, a décidé de consacrer 70 millions d'euros à son site angevin. Cette initiative, révélée par le gouvernement lors du sommet Choose France, vise à accroître la production de camions électriques, ce qui pourrait générer plusieurs centaines de postes chaque année.
La France en retard dans l'électrification des poids lourds
En matière d'électrification des poids lourds, la France semble avoir pris du retard par rapport à d'autres grands marchés en Europe. Selon l'ACEA (Association européenne des constructeurs), les camions électriques, tels que ceux de plus de 3,5 tonnes, n'ont représenté que 4,9 % des ventes, avec seulement 552 unités sur 11.185 écoulées dans le pays. En revanche, les Pays-Bas affichent un impressionnant 17 % et l'Allemagne 7 %.
En 2025, seulement 900 poids lourds électriques ont été immatriculés en France, alors que le parc total de véhicules s'élève à 600.000. Bien que ce chiffre puisse sembler faible, les ventes commencent à montrer des signes de croissance significative, avec une augmentation de 40 % des acquisitions de camions électriques au cours du premier trimestre 2026 et une progression de 66 % en France.
Infrastructures et aides gouvernementales en faveur de l'électrique
Pour encourager davantage cette transition, le gouvernement a récemment annoncé une augmentation des subventions destinées à l'achat de camions électriques, portant le soutien à jusqu'à 100.000 euros pour les véhicules les plus lourds. Cela représente environ un tiers du coût total d'acquisition, un poids lourd électrique coûtant en moyenne 300.000 euros, contre 100.000 euros pour un véhicule thermique.
De plus, le gouvernement aspire à déployer 8.000 points de recharge pour poids lourds d'ici dix ans, élevant un total de « près de 560 aires de services » le long des autoroutes. Les objectifs de l'Union européenne visent à ce que 90 % des poids lourds soient électriques d'ici 2040, même si cette ambition suscite des débats parmi les fabricants.
Ce tournant vers une industrie plus durable pourrait non seulement transformer le paysage économique local mais aussi contribuer à une réduction significative des émissions de CO2 liées au transport routier. Des experts suggèrent que cet investissement pourrait positionner la France comme un acteur majeur dans la transition énergétique pour les poids lourds.







