Ce mardi, lors d'un comité d'alerte des finances publiques, le gouvernement français prévoit d'annoncer des mesures d'économies qui pourraient atteindre jusqu'à six milliards d'euros. Ces informations, rapportées par l'AFP, soulignent la pression que la crise au Moyen-Orient exerce sur les finances publiques françaises.
Selon des sources internes, le plan pourrait se traduire par 4 milliards d'euros d'économies sur les dépenses de l'État et un retrait de 2 milliards d'euros au niveau de la Sécurité sociale. Des sources proches du dossier ont confirmé cette répartition.
"Ce serait six milliards, deux tiers pour les dépenses de l'État et un tiers pour les dépenses sociales," a indiqué une source à l'AFP.
Le gouvernement est également déterminé à réduire les crédits budgétaires, bien que certains ministères ne devraient pas être affectés. Une source a précisé : "On ne voit pas comment la Défense trinquerait".
gels de crédits variables selon les ministères
Une source syndicale a également mentionné à l'AFP que les mesures d'économies sur la Sécurité sociale ne devraient pas toucher les assurés sociaux. Cette décision semble refléter une volonté de préserver les services essentiels pour la population.
Face à une inflation galopante et à une hausse des prix de l'énergie, le gouvernement a revu ses prévisions de croissance, les ramenant à 0,9% pour 2026, une baisse par rapport à 1% annoncé précédemment. Cela a également conduit à une réévaluation de l'inflation, désormais estimée à 1,9%.
Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a évoqué un surcoût lié à l'augmentation des taux d'intérêt, estimé à environ 3,6 milliards d'euros, résultant en partie des tensions internationales. Il a également averti que toute nouvelle dépense publique en réponse à la crise énergétique entraînerait des coupes dans d'autres départements.
Cette réunion à Bercy est cruciale. Elle rassemblera des parlementaires, des représentants des élus locaux, ainsi que des membres des syndicats et des ministères clés. Les ministres présents incluent Roland Lescure (Économie), David Amiel (Comptes publics), Jean-Pierre Farandou (Travail), Stéphanie Rist (Santé) et Françoise Gatel (Aménagement du territoire).







