L'enquête sur la disparition tragique d'Émile Soleil a franchi une nouvelle étape significative avec la réalisation de 106 prélèvements ADN effectués sur des habitants et visiteurs du Haut-Vernet, où le garçon de deux ans a disparu en juillet 2023. Selon le procureur Jean-Luc Blachon, cette vaste campagne de prélèvements a été initiée en janvier, en réponse à des demandes formulées par les avocats de la famille Soleil.
Les tests ADN, qui s'inscrivent dans un processus d'une envergure inhabituelle, visent à établir des liens entre les échantillons prélevés et ceux retrouvés sur les effets personnels d'Émile, dont des vêtements et des ossements retrouvés en mars 2024 par une promeneuse, à environ 1,7 km du hameau où il avait été vu pour la dernière fois.
Le procureur a souligné que ces analyses pourraient nécessiter plusieurs mois en raison du grand nombre d'échantillons recueillis. Julien Pinelli, avocat de la grand-mère du petit Émile, a exprimé son espoir que ces prélèvements permettent de faire progresser l'enquête. "Nous espérons que les résultats offriront des réponses décisives", a-t-il déclaré.
L'enquête avait déjà révélé que le petit Émile a probablement subi un "traumatisme facial violent", ce qui a conduit les enquêteurs à envisager l'intervention d'un tiers dans sa mort. En 2025, les grands-parents d'Émile avaient été interrogés dans le cadre de l’enquête, mais les charges retenues contre eux avaient été jugées insuffisantes pour engendrer des poursuites.
Des experts en criminalistique s'attendent à ce que les résultats des prélèvements ADN révèlent des éléments cruciaux dans une affaire qui continue de bouleverser la commune et sa région. La famille et le public espèrent que la lumière sera enfin faite sur ce drame qui demeure sans réponse, alors que les enquêteurs poursuivent leurs investigations.







