Ce samedi matin à Aubagne, l’atmosphère était à la peine. Plusieurs dizaines de salariés d'Alinéa se sont réunis devant le siège de l'entreprise, actuellement en redressement judiciaire, et confrontée à une possible liquidation. Ce rassemblement a été provoqué par l’annonce de la direction qui, jeudi, a confirmé le retrait du principal candidat à la reprise, le groupe SDC Holding. Ce revirement a semé un vent de désespoir parmi les employés, qui voient s'éteindre l'espoir de sauver la marque.
« C'est le crépuscule d'une enseigne emblématique », a exprimé Margaux Palvini, représentante de Force Ouvrière à Aubagne. Gilda Rodriguez, employée de longue date chez Alinéa, a également partagé son choc : « Quand nous avons appris que l'offre de reprise était annulée, c'était comme un coup de massue. Nous voguons vers un avenir incertain, mais nous devons impérativement nous battre pour les droits des 1.200 employés qui risquent de perdre leur emploi. »
Seuls 240 emplois sur 1.200 pourraient être sauvés
L'entreprise, intégrée dans le groupe Mulliez, emploie encore environ 1.200 personnes dans 36 magasins à travers la France. Selon les informations recueillies, il semble qu'uniquement 240 postes puissent être préservés dans le cadre des propositions restantes. Le tribunal des affaires économiques de Marseille doit examiner les offres définitives des repreneurs le 5 mars, et une décision sera communiquée deux semaines plus tard. Rappelons que l’enseigne a été placée en redressement judiciaire depuis le 20 novembre, affichant une perte de 47 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 162 millions d'euros, comme rapporté par le quotidien Le Monde.
Les salariés gardent espoir, mais la réalité est que leurs inquiétudes sont fondées. "Chacun de nous a des familles à nourrir et des responsabilités. Nous appelons à une mobilisation générale pour défendre nos emplois et nos droits", conclut Gilda Rodriguez. Les jours à venir s’annoncent déterminants pour l'avenir d'Alinéa et de ses employés.







