Lors du premier jour de son procès à Lyon, un homme, accusé de viol par soumission chimique, a tenté de convaincre le tribunal en exprimant un profond dégoût de lui-même. Il a affirmé ne pas se reconnaître, se qualifiant d'indigne d'appartenir à l'humanité face à sa compagne qui a été 'jetée en pâture'.
Lors de son interrogatoire, l’accusé, ancien garde du corps âgé de 39 ans, a clamé : 'Je n'ai jamais voulu violer ma femme, je voulais juste qu'elle se réveille'. Cependant, des vidéos troublantes, diffusées devant la cour, remettent en question ses déclarations. On y voit des actes de violence sexuelle qui restent gravés dans les mémoires des jurés.
Ne parvenant pas à justifier ses actions, il a évoqué une 'frustration sexuelle' et une consommation excessive de cocaïne. Malgré ses tentatives de se déresponsabiliser, la présence de sédatifs puissants découverts chez lui durant une perquisition a devenu un élément central de l’affaire.
Il a nié avoir drogué sa compagne, tout en cherchant à minimiser l’horreur de ses actes en se qualifiant de 'pervers'. La présidente du tribunal, Dominique Thevenet, a mis en lumière son inconsistance, qualifiant son excuse de 'solution de facilité'.
Les échanges entre l’accusé et Dominique Pelicot, un homme condamné pour avoir violé sa compagne en 2025, ont également été évoqués, soulevant des inquiétudes sur l’influence de Pelicot sur lui.
Pour la victime, qui a vécu cette période dans la sidération, la découverte de la vérité a été un douloureux processus. Elle a d'abord cru que son ex-compagnon était celui qui la harcelait, avant de réaliser la gravité de la situation.
Présente à la barre, la victime a partagé son déclin physique et psychologique, mentionnant sa dépression et la perte de poids qu'elle a subie. Elle décrit avec force la manière dont elle a été 'jetée en pâture'. Les preuves, sous forme de photos récupérées par son ex-compagnon, ont révélé une dignité profondément altérée.
Un médecin psychiatre a fait référence à des troubles de la personnalité, notamment lors d’un incident où l’accusé avait tenté de séduire un homme en se faisant passer pour sa compagne, avant de le chasser.
'Mes enfants me donnent la force de parler', a-t-elle déclaré, insistant sur son refus du huis clos. Le père de la victime a également décrit le changement tragique de sa fille, une 'gamine toujours heureuse'.







