L'Ukraine poursuit ses opérations contre la Crimée, territoire annexé par la Russie en 2014. Les forces armées ukrainiennes ciblent des infrastructures stratégiques et des voies d'approvisionnement dans le but de désorganiser les capacités militaires russes et d'accroître la pression sur le Kremlin.
Le 3 juin dernier, les forces ukrainiennes ont frappé Saint-Pétersbourg avec des drones, marquant une escalade significative des hostilités. Le lendemain, le ciblage des installations en Crimée a causé plusieurs victimes. Le président ukrainien a qualifié ces actions de "frappes justes", en rappelant que si les Russes utilisent des drones et des missiles, l'Ukraine fera de même.
Une intensification des frappes
Depuis plusieurs semaines, l'Ukraine intensifie ses frappes visant les dépôts pétroliers et les axes de ravitaillement de la Crimée. Selon des sources militaires, l’armée ukrainienne se concentre principalement sur les voies d'approvisionnement traversant les régions contrôlées par la Russie dans le sud-est et le détroit de Kertch.
"L'objectif est d'illustrer l'incapacité de Vladimir Poutine à protéger la Crimée. L’Ukraine utilise ces frappes comme un levier tactique pour endommager des installations vitales", explique Guillaume Ancel, ancien officier, à l'antenne du site d'information Ne pas subir.
Une crise de carburant sans précédent
Les attaques ukrainiennes provoquent actuellement une pénurie de carburant. Les habitants de la région doivent patienter jusqu'à dix heures devant les stations-service pour obtenir 20 litres par personne. "Le but n'est pas seulement de faire chuter la Crimée, mais de forcer le Kremlin à envisager des négociations", précise Ancel.
Un intérêt militaire mais surtout politique
Kiev cherche à déstabiliser les forces russes, rappelant ainsi à Moscou que la guerre déborde largement du front traditionnel. "Les installations militaires en Crimée sont cruciales, mais il y a aussi un intérêt politique, car frapper là-bas influence l'opinion publique en Russie", conclut Ancel.







