L'association Osez le féminisme a exprimé sa satisfaction suite à la décision de la cour d'appel de Paris qui a renvoyé devant la cour d'assises 16 accusés dans l'affaire de la plateforme pornographique French Bukkake. Dans ce contexte, elle appelle à mettre un terme à l'obstruction en cours concernant les plaintes visant le site de porno amateur Jacquie et Michel.
Dans un jugement inédit annoncé récemment, la cour a reconnu les faits de proxénétisme ainsi que des circonstances aggravantes, notamment sur des bases de sexisme et de racisme, concernant plusieurs viols qui se seraient produits lors des tournages de French Bukkake.
Les plaignantes ont formulé des recours multiples, contestent la décision initiale de transférer ces hommes accusés de violences sexuelles et de traite d'êtres humains devant une cour criminelle, où les peines encourues seraient moins sévères. À cet égard, Osez le féminisme interpelle directement le Garde des Sceaux, Gérald Darmanin, pour l’exhorter à faire avancer les autres plaintes contre ce qu'ils qualifient d'industrie pornographique criminelle, dont Jacquie et Michel fait partie.
Osez le féminisme souligne que cela a pris trois ans avant que les parties civiles puissent accéder à une justice véritablement impartiale. Le jugement établi met clairement en lumière que la pornographie fonctionne comme un système de déshumanisation et de violence sexiste, allant à l'encontre de la dignité humaine.
L'association fait écho à des témoignages d'une dizaine de victimes de Jacquie et Michel, révélant le même type d'organisation liée au proxénétisme et aux viols en série, de scénarios où sévit la haine et le sexisme, parfois même le racisme. De plus, il est mentionné que les liens entre Jacquie et Michel et les inculpés de French Bukkake sont notables et formalisés au sein de la procédure.
Malgré la gravité des accusations, le site Jacquie et Michel demeure actif, et des vidéos de contenus illicites circulent encore, compromettant ainsi le droit à la dignité des victimes. Fin août 2025, un juge d'instruction avait classé sans suite le dossier impliquant Michel Piron, le fondateur du site, pour complicité de viol. Ce dossier concernait également son épouse et un acteur, toujours entendus comme témoins assistés.
Les enquêtes concernant la plateforme ont débuté en juillet 2020, à la suite d'un signalement par des associations qui ont relayé des témoignages d'actrices dénonçant des pratiques sexuelles problématiques, souvent indésirées et douloureuses, menées sans leur accord.







