Ce vendredi 12 juin 2026 marque une première pour les élèves de première générale et technologique : l'introduction d'une épreuve de mathématiques au baccalauréat, en complément de l'examen de français prévu la veille. Cette nouveauté soulève un éventail d'opinions parmi les lycéens de Valence, oscillant entre curiosité et appréhension.
Léo, élève à l’Institut Notre-Dame, confie : "Je vais juste avoir le temps de manger, et je me remets aux révisions". Son esprit déjà concentré sur le examen de mathématiques souligne une nouvelle exigence : cette épreuve sera maintenant incontournable pour tous les candidats.
La durée de l'examen est de deux heures, et il est structuré en deux parties, débutant par des exercices de calcul mental suivis de problèmes plus complexes. Cela dit, un ajustement intervient pour les élèves qui optent pour les spécialités mathématiques en terminale, avec un niveau exigé légèrement supérieur.
"Ça reprend beaucoup de choses du collège"
Pour certains élèves, cette épreuve ne semble pas insurmontable. Louise et Théodora s'estiment confiantes, observant que "c’est vraiment faisable" grâce aux révisions accumulées tout au long de l'année. Toutefois, la règle interdisant l'utilisation de la calculatrice est source de disruption pour d'autres. Emma, par exemple, évoque sa désapprobation : "C'est complètement stupide d'interdire la calculatrice, on a été conditionnés à l'utiliser depuis notre enfance !"
Un faible coefficient qui relativise le stress
Malgré les appréhensions, beaucoup relativisent la situation. En effet, cette nouvelle épreuve a un coefficient de 2, en comparaison avec 10 pour l'épreuve de français et jusqu'à 16 pour les spécialités en terminale. Léo résume d'un air soulagé : "Vu que c'est coeff 2, ce n'est pas très inquiétant. Mais il faut quand même réviser, parce que ça peut faire une bonne note".
Garder une culture mathématique
Cela dit, le but de cette épreuve s'inscrit dans un cadre plus large : maintenir l'enseignement des mathématiques accessible jusqu'en première, même pour ceux intéressés principalement par les lettres. Cette dimension est reconnue par certains élève. Théodora, bien que ne se passionnant pas pour les sciences, ajoute : "Avoir un diplôme qui certifie des connaissances en mathématiques peut ouvrir des portes vers des réorientations futures".
Cette décision, soutenue par différents acteurs du monde éducatif, vise donc à renforcer les compétences fondamentales des élèves, tout en suscitant des débats sur la stratégie à adopter pour préparer au mieux les futurs bacheliers.







