"Un procès marquant débute ce lundi à Vienne", souligne Der Standard. Deux ex-responsables du régime de Bachar El-Assad sont jugés par la justice autrichienne pour des actes de torture et de sévices infligés à des détenus dans la prison de Raqqa entre 2011 et 2013. "C'est le premier procès de ce type depuis la chute du dirigeant syrien."
Parmi les accusés, l'ex-général Khaled Al-Halabi retient particulièrement l'attention. Selon Der Standard, cet homme de 60 ans est arrivé en Autriche grâce aux services du Mossad, bien que les raisons de cette aide demeurent floues. "Il est possible qu'il ait fourni des renseignements à l'État israélien dans les années 2000," explique le quotidien. En effet, l'État autrichien lui aurait accordé l'asile après une évaluation tardive, alors que les autorités françaises restaient sceptiques à son égard.
Ce n'est qu'en 2018, sous la direction du ministre de l'Intérieur à l'époque, Herbert Kickl, que les investigations concernant Al-Halabi ont commencé à progresser, entraînant "des années d'enquête complètes par les services de sécurité et l'Office de l'immigration".
Tortures et violences sexuelles
Les allégations contre l'ancien général sont particulièrement alarmantes. Selon les déclarations du ministère public, Al-Halabi aurait donné des ordres pour infliger des coups de bâton, pratiquer des tortures par électrochocs après les avoir mouillés, ainsi que d'autres formes de violence corporelle. De plus, des accusations de violences sexuelles pesant contre lui ont été rapportées. Al-Halabi rejette catégoriquement ces accusations.
"Si Al-Halabi est reconnu coupable, cela pourrait établir un précédent historique en Autriche, marquant la première condamnation basée sur le principe de compétence universelle dans le pays," a commenté Der Standard. Ce procès pourrait donc suivre l'exemple de l'Allemagne, qui avait condamné un ancien colonel syrien pour crimes contre l'humanité en 2021.







