Dans une récente décision, la commune de Fontaine, située en Isère, a décidé d'interdire les barbecues dans le parc de la Poya, suite à une forte augmentation de l'utilisation de ces installations. Les huit barbecues disponibles ont déjà été retirés, et quiconque enfreint cette mesure risque désormais une amende de 38 euros.
Des problèmes de sécurité et de salubrité
Cette mesure a été justifiée par Laurent Thoviste, adjoint au maire en charge des aménagements urbains. Il a mis en avant les préoccupations croissantes liées à la sécurité, à la salubrité et à la préservation de l'environnement. "Avec la multiplication des interdictions ailleurs dans l'agglomération, le nombre de visiteurs au parc a considérablement augmenté. Des barbecues sauvages ont commencé à proliférer, allant jusqu'à 30 en une seule journée, ce qui a engendré divers problèmes," a-t-il déclaré.
Les barbecues se trouvaient trop près des aires de jeux pour enfants, créant ainsi un environnement inconfortable pour les familles. "La fumée et les odeurs de barbecue dérangeaient les utilisateurs du parc, sans parler des détritus laissés sur place malgré quelques poubelles installées. Il y a également eu de nombreux cas de dégradations, les gens allant jusqu'à couper des branches d'arbres", a ajouté Thoviste.
Une politique au détriment de certains habitants
Cette décision n'est pas accueillie de manière unanime. Marie, résidente de Fontaine depuis 20 ans, exprime sa désapprobation. "Je pense que cette interdiction est néfaste pour ceux qui n'ont pas accès à des jardins ou à des espaces extérieurs chez eux. Le parc était un lieu convivial et populaire grâce à la possibilité de faire des barbecues. C'est une politique que je perçois comme discriminatoire," a-t-elle déclaré.
Cette situation soulève la question de l'équilibre entre la sécurité et la convivialité dans les espaces publics. Les autorités locales doivent désormais trouver des solutions alternatives pour permettre aux habitants de profiter de leur parc sans compromettre la sécurité et l'hygiène.







