Amine Kessaci, l'écologiste et nouveau président de Marseille Habitat, a récemment exprimé son soutien après le refus de la justice d'expulser deux familles de la cité de la Castellane à Marseille en raison des condamnations de leurs fils pour trafic de drogue. À travers un témoignage poignant, Kessaci évoque la tragédie personnelle de son propre frère, emporté par la violence du narcotrafic.
Dans une déclaration à ICI Provence, il souligne que la justice ne doit pas appliquer des sanctions collectives : "Ce n'est pas l'école maternelle, ce n'est pas l'école primaire. On ne punit pas toute une classe quand il y en a un qui a fait une bêtise". Cette réflexion pose un vrai questionnement sur l'équité des décisions judiciaires face à des situations familiales complexes et tragiques.
La décision de la justice, qui a privatisé la demande d'expulsion, relance un débat crucial sur la responsabilité familiale et la lutte contre le narcotrafic. Selon France 3, le préfet pourrait envisager de faire appel de cette décision. Kessaci préconise une approche plus humaine, plaidant pour une intervention durable qui cible véritablement les réseaux de trafic sans sacrifier la dignité des familles.
Des experts en sociologie et justice s'accordent à dire que la stigmatisation des familles n'apporte souvent que des conséquences néfastes, notamment une aggravation des tensions sociales. Alain Dussart, sociologue à l’Université d’Aix-Marseille, ajoute que "cette logique punitive pourrait créer un cycle infernal qui éloigne encore davantage les jeunes du chemin de la rédemption".
La lutte contre le narcotrafic à Marseille nécessite non seulement des actions judiciaires, mais également des efforts communautaires et éducatifs afin de bâtir une société plus solidaire et inclusive.







